Un entrepreneur canadien promet 1 000 000 $ pour lutter contre le projet de loi C-51

Frederick Ghahramani s'engage à verser 1 000 000 $ pour lutter contre le projet de loi C-51, la loi nouvellement promulguée qui autorise le gouvernement à recueillir et à partager les renseignements personnels des Canadiens.

L'entrepreneur technologique canadien affirme que l'argent ira aux organisations de première ligne qui mènent les efforts pour abroger la loi, y compris Canadian Journalists for Free Expression ( CJFE ), qui a lancé une contestation fondée sur la Charte contre le projet de loi, Clinique d'intérêt public et de politique d'Internet du Canada de l'Université d'Ottawa (CIPPIC) , et Openmédia , dont la pétition contre le projet de loi a recueilli près de 300 000 signatures.

Le projet de loi C-51 est mauvais pour les affaires, mauvais pour la démocratie et mauvais pour le Canada, dit Ghahramani, qui a été le premier gagnant du concours New Ventures BC. Cette législation crée un filet sur plus de 35 000 000 de Canadiens innocents, transformant chaque iPad, ordinateur portable et téléphone portable en un appareil d'enregistrement gouvernemental.



Pour démontrer la nature arbitraire des programmes de surveillance autorisés par le projet de loi C-51, Ghahramani, ancien récipiendaire du prix du jeune entrepreneur de l'année de la BDC, met également Stephen Harper au défi de divulguer les correspondances, les données et les métadonnées liées aux récentes fuites médiatiques entourant la crise des réfugiés syriens.

Comment un PDG canadien peut-il communiquer librement avec son conseil d'administration ou son personnel si des informations privilégiées sensibles peuvent désormais être vues par des employés du gouvernement sans freins ni contrepoids ? il demande. Comment nos marchés financiers peuvent-ils maintenir des règles du jeu équitables et éviter les délits d'initiés et les opérations de premier plan si chaque salle du conseil d'administration au Canada est désormais effectivement mise sur écoute?

Bon nombre des meilleurs experts juridiques et de la protection de la vie privée du Canada se sont opposés à la mise en œuvre du projet de loi C-51 depuis le début, notamment Daniel Therrien, le commissaire à la protection de la vie privée du Canada, les commissaires à l'information et à la protection de la vie privée de chaque province et territoire du Canada (à l'exception du Nouveau-Brunswick) et Michael Geist, professeur de droit à l'Université d'Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit d'Internet et du commerce électronique.

Le projet de loi C-51 promulgue que les informations telles que les dossiers médicaux, les dossiers fiscaux et la navigation sur Internet peuvent être librement partagées entre 17 ministères sans lien de dépendance ni surveillance, et que le gouvernement peut en outre les divulguer à toute personne, à quelque fin que ce soit.

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