Grouplend du Canada éclot alors que le club de prêt prépare une introduction en bourse de 5 milliards de dollars

Quelques années seulement après les conséquences de la crise des subprimes qui ont mis le monde à genoux, le financement à la consommation est de retour.

Cette fois, l'innovation vient de la Silicon Valley et le financement à la consommation est en passe de redevenir un favori nord-américain.

La nouvelle tournure est le crowdsourcing et le financement peer-to-peer et Lending Club, chef de file de la finance 2.0, devrait bientôt obtenir son diplôme dans une introduction en bourse très attendue sous le symbole de billet LC.



Les bailleurs de fonds pré-IPO de Lending Club, qui comprend Google et Kleiner Perkins, pourraient voir des valorisations allant jusqu'à 5 milliards de dollars, contre 3,8 milliards de dollars en mai, alors que la société prévoit de lever 1 à 2 milliards de dollars lors de ses débuts à la NYSE.

Le principe du Lending Club est similaire à de nombreuses innovations perturbatrices apportées par des pairs comme eBay, Uber et Airbnb : couper simplement l'intermédiaire. The San Francisco Company exploite une plate-forme de prêt en ligne qui relie les prêteurs aux emprunteurs.

Le peer to peer devient une grosse affaire. Club de prêt et Prosper, les deux plus grandes entreprises du secteur de l'innovation financière, ont accordé plus de 7 milliards de dollars de prêts depuis leur création il y a environ sept ans. Des entreprises similaires à l'étranger ont prêté plus de 2 milliards de dollars.

L'entreprise est l'enfant de marque de Renaud Laplanche, un entrepreneur français, qui a observé à juste titre que la carte de crédit portait un taux d'intérêt de 18 %, alors qu'il ne gagnait que 1,5 % de la banque.

Couper l'intermédiaire, pensait Laplanche, serait un moyen de créer un arbitrage qui permettrait à tout le monde (sauf aux banques) de gagner de l'argent. Lending Club a été lancé via Facebook pour permettre aux parties de confiance de se prêter de l'argent. En fait, Lending Club a été l'une des premières applications de Facebook.

Alors que l'Amérique se prépare pour une autre introduction en bourse, une start-up basée à Vancouver a discrètement lancé un service similaire au Canada cet automne. Le fondateur et PDG de Grouplend, Kevin Sandhu, a passé une grande partie de l'année dernière à adapter le modèle d'affaires au Canada et à naviguer dans les exigences réglementaires spécifiques du pays.

Le système bancaire canadien est plus conservateur que le système américain, mais comme le niveau d'endettement des particuliers sur les cartes de crédit au Canada est similaire à celui des États-Unis, Grouplend, qui ciblera principalement les emprunteurs qui cherchent à éviter de porter des soldes coûteux sur leurs cartes de crédit, pourrait trouver de l'or en offrant meilleurs et plus de choix aux consommateurs de ce côté-ci de la frontière.

Alors que Lending Club investira le produit de son introduction en bourse pour affiner la manière dont les données volumineuses (lire : Facebook aime ou nombre de changements de carrière dans LinkedIn) pourraient être un prédicteur de la solvabilité, Prêt collectif aura le défi de convaincre les premiers prêteurs qu'il peut les protéger contre les créances douteuses au détriment d'une croissance débridée.

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